L'écran crevé


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JACK REACHER **

De Christopher McQuarrieJACK REACHER   ** dans 2 étoiles ** affiche1-225x300

Un homme armé tire six coups de feu. Cinq personnes sont tuées. L’enquête révèle rapidement un suspect que tout accable, qui ne prononce qu’une phrase pour sa défense : « Trouvez Jack Reacher ». Aidé par une jeune avocate téméraire, Reacher, ancien enquêteur militaire vivant aujourd’hui comme un fantôme, s’embarque dans une sombre affaire de complot et entame une dangereuse course pour faire éclater la vérité…

Adaptation de One Shot, neuvième tome des aventures du héros que rien n’arrête créé par Lee Child, Jack Reacher propose à son spectateur un nouveau genre de héros. Nouveau ? Pas tant que cela, puisque l’on ne tarde pas à reconnaître dans cet ancien héros de guerre le probable fils caché de Jason Bourne et de l’inspecteur Harry, qui aurait décidé de se prendre pour un Justicier dans la ville.

On imagine sans peine que Tom Cruise, qui malgré toutes les polémiques continue de prendre des risques et de surprendre, a vu dans ce personnage éminemment « cool » la possibilité de rivaliser avec Ryan Gosling dans Drive. En soi l’idée n’est pas désagréable. Jack Reacher est costaud, drôle et intelligent. Il n’a plus rien à attendre de la société dans laquelle il vit mais reste toujours intègre… En bref, un super-héros d’aujourd’hui, résolument dans l’air du temps.

On l’accompagne donc ici dans une enquête au long cours « à l’ancienne » (dont le rythme en surprendra plus d’un), qui déroule tranquillement le fil du sombre complot ourdi par des puissants et exécuté par des gros bras.

De tous les plans, et même s’il incarne un héros supposé être très grand, Tom Cruise joue sans complexe la carte de l’action et du fantasme vieillissant qui n’a pas peur de continuer à mouiller sa chemise lorsqu’il casse du méchant à tours de bras. Dans une partition digne d’un Chuck Norris de la grande époque, on ressent également énormément l’influence du récent Taken, un modèle d’efficacité.

photo-jack-reacher-300x200 complot dans Action, muscles et pyrotechnie

Jack Reacher... Un justicier dans la ville ?

Mais le vrai avantage de ce film qui se regarde sans que l’on ai à fatiguer ses neurones est son humour noir cinglant qui n’a pas peur de bousculer. On oubliera vite les grandes séances où Reacher explique sa notion de la liberté et où Werner Herzog, grand méchant, raconte ses petites histoires pour montrer qu’il est vraiment impitoyable, mais on retiendra sa façon d’annoncer comment il va botter le train aux petits jeunes qui viennent le chercher, ou encore cette sublime course-poursuite urbaine et nocturne.

La suite au prochain épisode ? L’avenir nous dira si Cruise et McQuarrie débutent  une nouvelle franchise avec ce Jack Reacher, où si le spectateur devra se contenter de cet honnête cadeau de Noël qui se regarde finalement dans un petit plaisir coupable.

 

Action. États-Unis. 2 h 11.

Date de sortie : 26 décembre 2012.

Scénario : Christopher McQuarrie.

D’après l’œuvre de Lee Child.

Interprètes :

Tom Cruise (Jack Reacher),

Rosamund Pike (Helen),

Robert Duvall (Cash),

Richard Jenkins (Alex)…


SKYFALL ****

De Sam MendesSKYFALL  **** dans 4 étoiles **** 20264212.jpg-r_640_600-b_1_d6d6d6-f_jpg-q_x-xxyxx-225x300

 

Son nom est Bond… James Bond. Mais une fois n’est pas coutume, sa dernière mission tourne mal. 007 est laissé pour mort, plusieurs agents infiltrés se retrouvent exposés dans le monde entier, et le MI6, attaqué, est obligé de se retrancher dans les sous-sols de Londres. En ces temps de peur, où tout le monde doute de l’autre, l’autorité de « M » est ébranlée, et elle doit se tourner vers son dernier allié de confiance, revenu d’entre les morts. Bond se lance alors sur la piste du mystérieux Silva, et va plus que jamais devoir agir dans l’ombre… 

50 ans de Bond. Pour cet anniversaire un peu particulier, la franchise de l’agent secret le plus célèbre au monde se paye le luxe d’un réalisateur oscarisé. Apportant une dimension nouvelle au mythe, Sam Mendes (American Beauty, Les Noces Rebelles…) s’investit à redorer le blason du personnage de Ian Flemming, le dépoussiérant un peu pour en faire un « vieux » pas si dépassé, terriblement au goût du jour.

20079592.jpg-r_640_600-b_1_d6d6d6-f_jpg-q_x-20120412_092542-300x200 Action dans Action, muscles et pyrotechnie

Sauvé par le Bond ?

Sans garder plus longtemps le secret (agent), Skyfall est un très bon Bond. Film nostalgique et crépusculaire en forme d’hommage, il compile les références tout en prônant l’ouverture de la franchise au drame. Pas question ici de lorgner du côté des Jason Bourne, il réanime une identité, une veine « bondienne » que l’on croyait perdue, dans un exercice malin et jouissif.

20239397.jpg-r_640_600-b_1_d6d6d6-f_jpg-q_x-xxyxx-300x200 Angleterre dans Espions et espionnage

Daniel Craig et Javier Bardem : bataille de B(l)onds

Si l’on oublie l’inutilité relative des deux « Bond Girls » de cet opus, il reste largement de quoi se satisfaire. La mise en scène est souvent vertigineuse, les scènes d’actions superbes, à l’instar de la musique, des images et des lumières, toutes particulièrement soignées… Mais ce que l’on apprécie par dessus-tout, c’est l’humour et la vision presque « naïve » des services d’espionnages. Finis les complots internationaux qui n’en finissent plus de rebondir, dans Skyfall, le scénario aussi se veut épuré, laissant la part belle à une vraie profondeur dramatique et surtout aux personnages, qui le méritent amplement.

20079576.jpg-r_640_600-b_1_d6d6d6-f_jpg-q_x-20120412_085332-300x202 combat dans Un héros super

La classe à l'anglaise...

007 bien sûr, mais aussi « M », « Q », et un vrai méchant aussi cinglé que dangereux (Javier Bardem, mémorable), tous donnent au film la possibilité d’atteindre son ambition : continuer d’assurer encore une longue vie à l’agent secret. On ne va pas s’en plaindre.

 

Action, Espionnage. 2 h 23.

États-Unis, Royaume-Uni. 

Date de sortie : 26 octobre 2012.

Scénario : Neal Purvis, Robert Wade, John Logan.

Photographie : Roger Deakins.

Interprètes : 

Daniel Craig (James Bond),

Judi Dench (M),

Javier Bardem (Silva),

Ralph Fiennes (Gareth Mallory),

Ben Wishaw (Q)…


THE DARK KNIGHT RISES ****

 

De Christopher Nolan.THE DARK KNIGHT RISES  **** dans 4 étoiles **** 20158098.jpg-r_640_600-b_1_D6D6D6-f_jpg-q_x-xxyxx-225x300

Après s’être sacrifié en s’accusant du meurtre d’Harvey Dent pour « offrir à Gotham City le héros qu’elle mérite  », Batman a disparu dans la nuit. Huit ans ont passé et la paix règne à la surface d’une ville régie à nouveau par les bureaucrates, en partie grâce aux lois répressives de Dent.

L’arrivée d’une voleuse aux intentions obscures ainsi que du mercenaire terroriste masqué Bane vont rallumer un feu plus dangereux que jamais et arracher Batman à son exil. Mais est-il encore de taille à lutter contre le Mal ?

 

Tout a une fin, même les légendes. En achevant sa trilogie avec The Dark Knight Rises, Nolan choisit de raccrocher la cape de son héros avant de lui brûler les ailes. Un geste noble de la part de celui qui a réussi à redonner des couleurs au plus charismatique des super-héros, tout en offrant une nouvelle définition cinématographique des règles du genre.

20092719.jpg-r_640_600-b_1_D6D6D6-f_jpg-q_x-20120426_051115-300x212 Bale dans Action, muscles et pyrotechnie

Bruce Wayne et Selina Kyle jouent au chat et à la ....

Difficile de parler de ce dernier épisode qui laisse à la fois sceptique et galvanisé, décu et conquis. Il faut dire qu’avec The Dark Knight en 2008, le cinéaste avait frappé très fort. Aussi, il est possible de parler de ce troisième épisode comme d’un monument sombre, vertigineux et magnifique, qui semble constamment gagner en puissance, ou bien de le comparer avec son aîné… et forcément d’être déçu. Pour de nombreuses raisons, cet opus ne marquera pas autant les esprits, perdant en étrangeté froide et en instinct urbain. Il suffit de comparer les méchants. Tout en nuances, le colosse Bane est un monstre de choix, mais comment oublier le chien fou qu’était le Joker ?

En voulant faire du film un objet « cool », il devient prévisible, ne surprend pas, remplissant « seulement » son cahier des charges et se trouvant là où on l’attend. Avec un épisode plein de noirceur et de fureur, on se rapproche ici beaucoup de Batman : begins, tant au travers de l’ambiance que du scénario qui tisse des liens directs.

20082863.jpg-r_640_600-b_1_D6D6D6-f_jpg-q_x-20120417_093909-199x300 Bane dans Fantastique ou surnaturel, les films venus d'ailleurs.

Gary Oldman : un inoubliable commissaire Gordon

C’est beau et épique, peut-être même trop. Toujours adepte de la densité (Inception… ça vous parle ?), Nolan semble avoir voulu remplir son film du maximum de situations exceptionnelles et à ne pas manquer. Mais si le spectacle est grandiose et loin de lasser le spectateur, on ne pourra s’empêcher de retenir ses petits travers, comme ces répliques sentencieuses comme les aime Steven Seagal, ou encore le personnage de Marion Cotillard, qui finalement déçoit beaucoup plus que celui d’Anne Hathaway en Selina Kyle. Même le Blake de Joseph Gordon-Levitt risque de laisser plus d’un spectateur sceptique… Heureusement il y a des piliers sur lesquels on peut compter : Morgan Freeman (Lucius Fox), Michael Caine (Alfred) et Gary Oldman (Jim Gordon) sont en effet bien plus que des personnages secondaires, tout comme la ville de Gotham, magnifique même au bord de l’apocalypse.

Avec plusieurs défauts peu glorieux, beaucoup seront donc déçus, y compris chez les fans de la première heure. Je choisis cependant de défendre le film, pour la saga et l’engouement qu’elle a su (ré)susciter, autant que pour son insertion dans les ambitions et les peurs d’aujourd’hui. Le Batman de Nolan est résolument inscrit dans notre « modernité ». Et même si l’on prenait le film seul sans tenir compte de ses prédecesseurs, qui aujourd’hui, pourrait en proposer autant ? The Dark Knight Rises est un film à voir de toute façon, et n’écorne définitivement pas la trilogie. Tout à une fin, oui, mais difficile de savoir si c’est tant pis ou si c’est tant mieux.

20082864.jpg-r_640_600-b_1_D6D6D6-f_jpg-q_x-20120417_093909-300x237 batman dans Un héros super

Batman face à Bane, un chauve qui ne sourit pas.

États-Unis. Action. 2 h 44.

Sortie française : 25 juillet.

Scénario : Christopher et Jonathan Nolan, David S. Goyer.

D’après le personnage de : Bob Kane.

Musique : Hans Zimmer.

Interprètes : 

Christian Bale (Bruce Wayne),

Tom Hardy (Bane)

Anne Hathaway (Selina Kyle),

Marion Cotillard (Miranda),

Gary Oldman (Gordon),

Joseph Gordon-Levitt (Blake),

Morgan Freeman (Lucius Fox),

Michael Caine (Alfred)…


THE AMAZING SPIDER-MAN ***

De Marc Webb.
The Amazing Spider-Man

Très jeune, Peter Parker a été confié à son oncle et sa tante par ses parents qui ne devaient jamais revenir. Aujourd’hui adolescent introverti, il découvre des informations qui pourraient lui en apprendre plus… jusqu’à ce qu’il se fasse piquer par une araignée génétiquement modifiée. La mort de son oncle, la venue d’un lézard géant et sa relation avec sa nouvelle petite amie Gwen Stacy vont chambouler la vie de Parker, devenu Spider-Man.

Pourquoi tourner un reboot de Spider-Man seulement cinq ans après le dernier épisode de la saga de Sam Raimi ? La réponse est simple : pour l’argent, nerf de la guerre, surtout à Hollywood. On a, certes, connu de plus nobles raisons… mais pourquoi ne pas y croire tout de même, en ce nouveau super-héros ?

The Amazing Spider-MAn
Pour l’occasion, Andrew Garfield a mis ses lunettes 3D

Car ce spidey est tout nouveau, la célèbre mythologie a été complètement réinventée, en s’attachant tout de même aux comics de Stan Lee (Même s’il fait dorénavant du skate, Parker fait des recherches sur ses parents, il utilise des cartouches de câble pour sa toile, et c’est bien Gwen Stacy sa dulcinée, et non Mary Jane…). Aux commandes, Marc Webb, réalisateur au nom prédestiné, déjà repéré avec la comédie romantique inversée 500 jours ensemble. Choix surprenant, mais judicieux, car Webb, que l’on sent plus habile dans les tête-à-tête que dans les face-à-face, esquive la surenchère pyrotechnique au profit de personnages vraiment attachants. Grâce à ce parti pris, la 3D, presque discrète pour une production du genre, se révèle plutôt de bon goût, exception faite lors des scènes « à la première personne », qui n’ont pas grand chose à faire là.

Autre point fort, le film s’attache à des détails physiques particulièrement intéressants, tour à tour drôle ou logiques, comme l’apprentissage difficile de ses pouvoirs par Parker. Puisque l’on parle de lui, Andrew Garfield (Boy A, The Social Network) fait complètement oublier  l’insipide Tobey Maguire (désolé pour le fan-club…). Il incarne un Parker combinant la classe, l’humour, et la désinvolture adolescente. Définitivement, le jeune acteur à suivre y est pour beaucoup dans la sympathie de cette relecture, dont on perçoit les nombreuses autres influences dans l’ère du temps. 

The Amazing Spider-Man

C'est Rhys Ifans qui interprète le Dr Connors... "Y-a-pas de lézard ?"

Bien sûr, tout n’est pas amazing dans ce Spider-Man, qui met du temps à développer son côté épique, et qui, sans vouloir insulter James Horner, propose une musique particulièrement criarde et souvent en surrégime. Qu’importe, le pari est réussi. Les 2 h 17 filent à toute allure et le super-héros change donc (déjà) de génération, marquant l’avènement des nouvelles technologies, ainsi que de la noirceur contemporaine empruntée au Batmande Nolan. Cette vision est, de fait, beaucoup plus adulte que celle de Raimi, ici surclassé le temps d’un épisode. La suite au second round ? 

 

États-Unis. Action, fantastique. 2 h 17.

Sortie française : 4 juillet 2012.

Réalisation : Marc Webb.

Scénario :

James Vanderbilt, Alvin Sargent,

Steve Kloves.

D’après la BD de

Stan Lee et Steve Ditko.

Musique : James Horner.

Interprètes :

Andrew Garfield (Peter Parker),

Emma Stone (Gwen Stacy),

Rhys Ifans (Dr Connor)…


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