L'écran crevé


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CHRONIQUES DE TCHERNOBYL °

CHRONIQUES DE TCHERNOBYL ° dans 0 étoile (c'est mal) 20148248.jpg-r_640_600-b_1_D6D6D6-f_jpg-q_x-xxyxx-225x300

De Bradley Parker.

Lors d’un voyage en Europe, de jeunes touristes américains en quête de sensations fortes décident d’engager un guide de « touriste extrême ». Ce dernier les emmène donc, malgré les mises en garde, dans la ville fantôme de Pripyat, toute proche de la centrale nucléaire de Tchernobyl, évacuée il y a vingt-cinq ans à la suite de l’explosion du réacteur numéro 4. Après une brève exploration, le petit groupe se retrouve piégé alors que la nuit commence à tomber… et surprise… ils ne sont pas seuls…

Difficile d’être exhaustif si l’on doit faire la liste de tout ce qui ne va pas dans ce film d’horreur qui affiche clairement ses inspirations et sa filiation pour se vendre. Après le succès surprise de Paranormal activity, qui surfait allègrement sur la vague du found-footage, Oren Peli a cru devoir parrainer plusieurs projets dont celui-ci, ré-utilisant vaguement les effets du genre ( caméra portée et action à la première personne pour jouer avec la surprise…). Même si l’on ne peut ici s’empêcher de penser au classique Projet Blair Witch (qui comme Paranormal activity était fait avec trois bout de ficelles et privilégiait l’ambiance), ces Chroniques de Tchernobyl sont à peu près aussi éloignées de ses modèles que ne l’était le récent rec 3 genesis. Si, vraiment, vous tenez à du zombie dégénéré aux radiations nucléaires, (re)voyez donc la Colline a des yeux, qui avait au moins le mérite d’aller jusqu’au bout de son idée.

20107594.jpg-r_640_600-b_1_D6D6D6-f_jpg-q_x-20120515_063944-300x168 found footage dans Petites chroniques des horreurs

"Alors, là le script dit qu'on ne remarque pas tout de suite la silhouette derrière nous"

En fait ce film n’atteint pas son objectif car il ne fait absolument pas peur. La première partie (censée mettre en place l’ambiance) est particulièrement ennuyeuse, tandis que la seconde se révèle tout simplement nulle. Le scénario étant cousu de fil blanc, on peut sans peine deviner l’ordre d’élimination des différents protagonistes, jusqu’à un final qui, sans surprise, révèle un horrible complot que l’on cache à la face du monde. Au passage, on aura pris le temps d’utiliser une photo sur laquelle on découvre une présence fanômatique, des chiens affamés, un compteur Geiger qui monte, et un enfant immobile de dos (grand classique) censé mettre très mal à l’aise tout le monde.

Autre erreur, le fait de débuter par une caméra subjective qui sera rapidement abandonnée, jusqu’au visionnage d’un extrait filmé par un des groupes de « survivants » (oui… car évidemment ils se séparent…). On a donc droit a des extraits morcelés récupérant la technique du found-footage, tandis qu’entre les deux la caméra est quasiment tout le temps portée à l’épaule, mais sans être pour autant intra-diégétique. Dans ce cas, autant assumer son choix et ne pas essayer de brasser les façons de filmer, car  en plus de prendre le spectateur pour un crétin, on y perd toute identité… d’autant que la photographie est loin d’être inspirée, malgré de sympathiques décors de ville abandonnée.

20137621.jpg-r_640_600-b_1_D6D6D6-f_jpg-q_x-20120613_043936-300x160 horreur

Un paysage vallonné d'un haut intérêt cinématographique...

Pas grand-chose à garder malheureusement, que cela soit dans un scénario à la limite du mauvais-goût, ni chez les comédiens qui ne sont pas plus convaincants qu’ils ne semblent convaincus. Notons tout de même la présence de la-jolie-blonde-qui-quoi-qu’il-arrive-met-en-valeur-son-chemisier-décolleté, dans un rôle de composition (Elle disparaît, ré-apparaît par magie, puis redisparaît tout de suite après…). Pour ce qui est des monstres genre troglodytes de the descent, on ne sait pas vraiment si on évite de trop nous les montrer pour faire genre « film d’horreur qui ne se dévoile pas trop » ou si c’est à cause du maquillage franchement grotesque… En un mot comme en mille : Passez (vite) votre chemin… le found-footage horrifique, il y en a marre, on ne m’y reprendra plus !

Chernobyl Diaries

Interdit en salles aux – de 12 ans.

USA. Epouvante-horreur. 1 h 26.

Sortie française : 11 juillet 2012.

Réalisation :

Bradley Parker.

Scénario :

Oren Peli, Carey Van Dyke,

Shane Van Dyke.

Production :

Oren Peli.

Interprètes :

Devin Kelley (Amanda),

Jonathan Sadowski (Paul),

Olivia Dudley (Natalie),

Jesse McCartney (Chris)…


L’ONCLE CHARLES °

France. Comédie. 1 h 38.L'ONCLE CHARLES  ° dans 0 étoile (c'est mal) 20030564.jpg-r_640_600-b_1_D6D6D6-f_jpg-q_x-20120216_061522-225x300

Sortie française : 21 mars.

Réalisation : 

Étienne Chatiliez.

Scénario & dialogues : 

Florence Quentin.

Compositeur :

Jean-Michel Bernard.

Interprètes :

Eddy Mitchell (Charles Doumeng),

Valérie Bonneton (Corinne),

Alexandra Lamy (Louise)… 

 

Ermite richissime vivant en Nouvelle-Zélande, Charles Doumeng apprend qu’il n’a plus que quelques semaine à vivre. Il se lance alors à la recherche d’éventuels héritiers. Lorsqu’elle a vent de cette histoire, Corinne, clerc de notaire dans la région nantaise, décide de saisir sa chance. Avec sa famille atypique et fauchée, ils décident alors de monter une arnaque pour empocher le prochain héritage… 

L’équation avait pourtant tout pour réussir… Chatiliez retrouvait son Eddy Mitchell du Bonheur est dans le pré, ainsi que la scénariste de ses premiers succès Florence Quentin. Hélas, et beaucoup de fois hélas, vingt-deux ans apres Tatie Danielle, cet Oncle Charles aurait bien du mal à s’intégrer dans la belle famille du papa de La vie est un long fleuve tranquille et de Tanguy. En fait, ce dernier long métrage sonne souvent comme une tentative de récupérer les éléments sympathiques de ses films précédents. À la recherche d’une formule magique pour continuer à plaire (malgré la Confiance règne et Agathe Cléry ), on sent très vite les limites de cet échec cuisant tant le tout a un fort goût de réchauffé.

Oublions toute finesse donc. Voici une farce assez souvent grotesque qui oppose les riches et les pauvres. Si l’on sent toujours le souci du détail jusque dans les camions qui passent au ras de la fenêtre de ces « demi-Groseille », la caricature devient rapidement plus triste que drôle tant les personnages ne suscitent aucune empathie. Rapidement, le spectateur en est mal à l’aise, d’autant que le rythme est loin d’être soutenu.

L'oncle Charles
Valérie Bonneton et Alexandra Lamy : On ne choisit pas sa famille ?

Chatiliez se copie en moins bien, faisant preuve d’un anonymat formel et en prenant surtout garde de ne blesser personne au passage (d’autant qu’avec TF1 en coproducteur, il faut s’assurer sa diffusion en première partie de soirée…).

Mieux vaut en rire ? Pas tant que ça, car si on peut supporter un scénario fumeux et une farandole de gags au premier degré, cela devient plus gênant pour les comédiens qui subissent le film. Eddy Mitchell fait preuve d’un bel aplomb malgré son personnage mort avant l’heure. Quant aux deux interprètes féminines pourtant très talentueuses Lamy et Bonneton, elles en sont réduites à s’exhiber gratuitement en lingerie une scène sur trois pour tenir le chaland éveillé. Passez donc votre chemin, on peut définitivement oublier cet Oncle Charles.


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