L'écran crevé


« | Accueil | »

DES GENS QUI S’EMBRASSENT *

De Danièle ThompsonDES GENS QUI S'EMBRASSENT   * dans 1 étoile * 20480658.jpg-r_640_600-b_1_d6d6d6-f_jpg-q_x-xxyxx-225x300

 

Entre les deux frères Roni, bon vivant qui aime l’argent, et Zef qui ne se consacre qu’à la musique et à la religion, l’ambiance n’est pas au beau fixe. Et lorsque l’enterrement de la femme du second vient perturber le mariage de la fille du premier, les ennuis ne font que s’aggraver. Surtout que viennent rapidement s’ajouter un vieux père au cerveau en vadrouille, une italienne peu prête à se plier aux traditions et deux filles qui s’adorent malgré des amours compliqués. Entre Londres, Paris, Saint-Tropez et New York, la famille n’a pas fini de faire des étincelles… mais toujours en musique !

Pour son cinquième film, la réalisatrice Danièle Thompson revient avec un autre film « chorale » s’articulant autour des destins croisés de plusieurs personnages. Ici, ce sont les tempéraments et les caractères au sein d’une famille juive ashkénaze qui seront mis en lumière entre frictions et réconciliations qui confrontent les différents mode de vie de chacun.

Si l’on avait pu se laisser distraire par la Bûche, Fauteuils d’orchestre ou le Code a changé, la déception l’emporte avec Des gens qui s’embrassent. Trop de personnages, trop de lieux différents, trop de clichés, trop de situations elles-même trop absurdes et absolument pas crédibles… la cinéaste semble se disperser au travers de ses sujets survolés, qui perdent une histoire assez mal écrite dans une réalisation et un montage qui donne l’impression au film de ne plus en finir.

20430937.jpg-r_640_600-b_1_d6d6d6-f_jpg-q_x-xxyxx-300x200 amour dans C'est français !

Alors, lequel des deux ressemble le plus à son père ?

Ni vraiment drôle lorsqu’il multiplie les blagues sur la nourriture kasher, ni émouvant dans ses histoires de « vraies valeurs » , le film touche le fond avec un histoire d’amour impossible qui sort les violons pour illustrer les grands baisers langoureux… On grince définitivement des dents malgré la musique classique.

Quelques scènes retiendront toutefois l’attention du spectateur, lors des disputes où le verbe fuse entre Kad Merad et Eric Elmosnino (frères ??), où au cours d’un dîner chez Maxim’s plutôt réussi. On appréciera également la présence du violoniste virtuose Ivry Gitlis dans le rôle du papa en roue libre, qui du haut de ses 90 ans donne un peu de fraîcheur. Et heureusement, car il faut le dire, autour de lui les comédiens en font beaucoup trop, se débattant avec des dialogues poussifs impossible à sortir de façon naturelle (Mention spéciale à Monica Bellucci, magnifique lorsqu’elle arbore fièrement sa taille 42, mais particulièrement mauvaise dans son rôle de potiche superficielle…).

En tentant de cristalliser l’ambiguïté des liens affectifs, Des gens qui s’embrassent ne parvient qu’à offrir un spectacle souvent de mauvais goût. Dommage, car alors qu’il aurait pu être un honnête divertissement, le film se perd autant que son spectateur. Parfaitement oubliable.

 

Comédie. France. 1 h 40.

Date de sortie : 10 avril 2013

Scénario : Danièle et Christopher Thompson

Musique : Stephen Warbeck

Interprètes :

Kad Merad (Roni),

Eric Elmosnino (Zef)

Lou de Laâge (Noga),

Monica Bellucci (Giovanna),

Clara Ponsot (Melita)…


Laisser un commentaire

yerlifilmizle |
bellebabystar11 |
Thewalterblog |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | A'bou Hartmann
| Leslapinsdelisa
| Cinedays