L'écran crevé



PAUVRE RICHARD *

De Malik ChibanePAUVRE RICHARD   * dans 1 étoile * 20392239-225x300

 

Omar et Richard sont deux amis de longue date. Tous deux vivotent en vendant des boissons chaudes sur les marchés dans un quartier de banlieue où tout le monde se connaît. Tout est bouleversé lorsqu’un jour Omar gagne une somme astronomique à la Loterie Internationale, car ce dernier choisit de garder l’anonymat, tandis que tout le voisinage aimerait connaître l’identité de l’heureux gagnant signalé au café du coin. Désormais, chacun guette alors le moindre indice de richesse, et si Omar continue de dissimuler sa nouvelle fortune, peu à peu les soupçons de tous se portent sur Richard…

Plus que jamais la petite histoire de Pauvre Richard est d’actualité. En posant les questions de l’anonymat du gagnant, l’envie de son entourage bien ou mal intentionné et la délicate « adaptation » à une fortune tombée du ciel, le film commence de manière amusante, presque originale. et permet au spectateur de rêver un peu en s’identifiant à une situation hors du commun. Si l’idée de base, tirée de la bande-dessinée éponyme de Michel Sanz, Nico et Fred Frapa est donc intéressante, on reste cependant sceptique dans son adaptation sur grand écran.

Ici, on sent la bonne humeur ambiante du tournage à petit budget où toute l’équipe s’amuse et se sent comme à la maison, Malik Chibane y retrouvant Frédéric Diefenthal après Douce France en 1995 et Voisins, voisines en 2005 (dans lequel Jackie Berroyer était également présent).

Malheureusement cette bonne humeur n’est pas forcément contagieuse, car si le duo Diefenthal/Belhousse (apparaîssant pour la première fois au cinéma mais déjà aperçu sur les planches du Jamel Comedy Club) fonctionne plutôt bien, le scénario tourne rapidement au mauvais téléfilm, que n’aide pas une réalisation sans idées ni ambitions et un montage bâclé. Si l’on ajoute à cela les performances inégales des comédiens. Frédéric Diefenthal en fait souvent trop, Yacine Belhousse n’est pas à l’aise sur toutes les scènes, quant aux grand retour au cinéma de Smaïn après dix ans d’absence aurait encore pu attendre un peu…), ce Pauvre Richard porte bien son nom, et a de quoi être triste.

pauvre-richard-photo-300x199 ami dans C'est français !

Richard a-t-il tiré le bon numéro ?

Bien sûr, le film se veut léger, et quelques bonnes répliques subsistent, mais affichant un gros problème de rythme à mi-parcours, il perd son spectateur qui a alors tout le temps de compter les défauts, qui s’accumulent en même temps que les clichés. À la fin, la représentation que l’on donne de l’argent en est presque écœurante, objet de toutes les convoitises et pour lequel on s’abaisse à n’importe quelles bassesses. On sourit donc, une ou deux fois, et aussi vite on oublie. Définitivement, Pauvre Richard est loin du gros lot.

Comédie. France. 1 h 30.

Date de sortie : 16 janvier 2013.

Scénario : Michel Sanz, Malik Chibane, François Patissier.

Interprètes :

Frédéric Diefenthal (Richard),

Yacine Belhousse (Omar),

Elsa Lunghini (Amel),

Smaïn (Farid)…


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